La chapelle basse de la Sainte-Chapelle présente un riche décor. On y voit 140 chapiteaux ornés de toutes les nuances de la flore gothique : chardon, aubépine, houx et même rosier. On peut également découvrir un oiseau béquétant ou une créature fantastique tapie dans un recoin. C’est tout l’émerveillement pour la nature et pour la Création qui est montré ici.
Le décor peint date de la restauration du XIXe siècle, les anciennes peintures ayant subi de nombreuses détériorations causées par les crues de la Seine, le temps et l’Histoire. Néanmoins les restaurateurs se sont attachés à respecter l’esprit médiéval, notamment en reprenant les couleurs dominantes que sont le bleu, le rouge et l’or.
Les plafonds et colonnes sont parsemés de fleurs de lys, symbole de la monarchie, et des châteaux de Castille, nous ramenant à l’origine espagnole de la mère du roi Saint Louis, Blanche de Castille.
Les étrésillons, sorte d’arcs-boutants, viennent contenir la poussée des voûtes, permettant de s’affranchir de grands arcs-boutants à l’extérieur, contrairement à Notre-Dame par exemple.
Il y avait, avant des travaux de réfection, des pierres tombales sur le sol, notamment celle de Jean Mortis, premier historien de la Sainte-Chapelle. Cet homme était un chantre et un chanoine du XVe siècle. Le tombeau de Nicolas Boileau, poète du XVIIe siècle, était également visible, lui qui pourtant s’était moqué des chanoines dans un de ses écrits. C’est probablement grâce à son frère, lui-même chanoine de la Sainte-Chapelle, qu’il a pu bénéficier d’une dernière demeure ici.

