La prison révolutionnaire

La Conciergerie a accueilli le Tribunal révolutionnaire à la fin du XVIIIe siècle. Celui-ci était accompagné d’une prison dans laquelle l’ambiance était particulièrement tendue.
Les prisonniers devaient payer eux-mêmes leur détention. Les plus pauvres s’entassaient dans de minuscules cellules dépourvues de mobilier qu’on appelait le « Commun » ou la « Paille » tandis que les détenus plus aisés pouvaient s’acheter un peu de confort, recevoir des visites, écrire et même se faire portraiturer une dernière fois.
Ainsi, quand on entrait à la Conciergerie, on était convaincu qu’il s’agissait simplement d’une antichambre menant à la mort. Dans les faits, tous les prisonniers n’ont pas été tués. D’ailleurs la Conciergerie n’a jamais été un lieu d’exécution. Cependant, c’est de la cour du bâtiment que partaient les charrettes emmenant les prisonniers vers la guillotine.